Écrits sans faute enr.

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1er JUIN 2010

Les anglicismes, des emprunts... fautifs

 

5 MAI 2010

Adieu, la dictée des Amériques

 

1er  AVRIL 2010

En avril, ne te découvre pas d’un fil (Proverbe)

 

8 MARS 2010

La féminisation des titres et des textes : reflet de notre société

 

 

5 mai 2010

 

Adieu, la Dictée des Amériques!

 

Habituellement, à cette période de l’année, se tient la Dictée des Amériques. Je n’y participe pas souvent, mais j’aime bien savoir qui sera l’auteur ou l’auteure de la dictée chaque année. Quelle ne fut pas ma surprise de voir que la Dictée n’existait plus!

 

Télé-Québec a décidé de mettre fin en 2010 à sa Dictée, en raison des coûts élevés de production.  Depuis 1994, cette compétition internationale était télédiffusée à partir de la ville de Québec, sur presque tous les continents. Au Québec, près de 60 000 personnes y participaient chaque année, davantage, semble-t-il, pour le défi personnel que  pour le Prix. Annoncée sans tambour ni trompette, la cessation de la Dictée n’a pas causé grands remous dans la société québécoise, malgré ses retombées visuelles et économiques importantes pour la belle province. À ce sujet, vous pouvez lire la réaction de Steve Bergeron dans Le devoir. http://www.ledevoir.com/non-classe/250427/dictee-des-ameriques-indifference-generale

 

Cela m’a amenée à réfléchir sur l’importance de la dictée en classe et en général.

 

Exercice difficile pour plus d’un, la dictée permet de vérifier les performances des élèves en orthographe, grammaire et syntaxe. Bref, un tout-en-un qui aide à comprendre les règles d’usage et de les mettre en pratique sous la forme d’une composition lue à haute voix.

 

Désuète, la dictée? Ceux et celles qui ont usé leur fond de culotte ou leur jupe sur les bancs d’école se souviennent d’avoir fait une dictée quotidienne sous la lecture d’un non-laïc. On l’a peu à peu délaissée sous cette forme, car elle était souvent truffée d’exceptions, de mots rares ou de règles obscures qui rebutaient les plus vaillants. De plus, toute faute était sévèrement notée. À présent, dans les écoles où elle se pratique encore, elle est mieux adaptée à l’élève et à son niveau de scolarité. Les textes choisis se rapportent souvent aux règles et thèmes étudiés en classe.  Particularité, les pays francophones en font davantage usage que les autres pays non francophones.

 

En 2008, la ministre de l’Éducation, madame Michelle Courchesne, a annoncé le « retour en force » de la dictée dans les écoles, déclarant en faire sa priorité. Il semble que cette annonce ait été bien reçue par les acteurs du milieu de l’éducation, avec un grain de sel toutefois concernant les moyens d’appliquer cette mesure.

 

Selon moi, la dictée n’est qu’un moyen parmi d’autres pour apprendre le français. Elle doit être vue comme un complément d’apprentissage et non une méthode d’évaluation punitive.

 

Les dictées en ligne, ça existe aussi : en différentes longueurs, à trous ou à thème, souvent amusantes et variées, avec parfois la version audio et toujours le corrigé. Allez, on s’essaie!

 

· Dictée Éric Fournier (corrigé Antidote)

        http://www.dictee.ca/dictee/Accueil.html

 

· Dictée Paul Guérin Lajoie (pour les élèves du primaire)

        http://www.fondationpgl.ca/fr/projetsCanadiens/dictee_en_ligne.php

 

· Dictée CCDMD (ciblées ou diagnostiques)

        http://www.ccdmd.qc.ca/fr/exercices_pdf/?id=37

 

· Dictée de l’OFLQ (dictée et texte à trous)

        http://www.olf.gouv.qc.ca/RESSOURCES/auto_eval/index.html

 

· Dictée de ministère de l’Immigration et Communautés culturelles (pour étudiant de français langue seconde, dictée niveau intermédiaire et avancé)

        http://www.micc-francisation.gouv.qc.ca/myscriptoradmin/arboframe.asp?nodossier=617007

 

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Premier avril 2010

 

En avril, ne te découvre pas d’un fil (Proverbe)

 

Les auteurs grecs, sumériens et égyptiens de l’Antiquité composaient déjà des proverbes, bien avant les citations latines de notre Petit Larousse... Défini comme la « parole du sage » et d’ailleurs utilisé le plus souvent par les personnes âgées, cela peut être un conseil populaire, une métaphore, une expression figée jugée pleine de sens. Le proverbe porte sur un thème universel comme l’amour, l’argent, la religion, le travail, bref tout ce qui touche à la vie de l’homme. Conçu parfois de manière poétique, il peut ressembler à une énigme qu’il faut déchiffrer. Mais avec un peu de « gros bon sens », on y arrive assez facilement.

 

Quant aux termes adage, devise, dicton, maxime, ils sont plus ou moins synonymes, chacun présentant sa nuance, alors qu’une citation rapporte les paroles exactes de son auteur et qu’on doit les lui attribuer, comme un copyright. Et citation deviendra proverbe au fil du temps, quand tout le monde se la sera appropriée...

 

Envie de découvrir des proverbes ou citations célèbres?

Le site Lexilogos (www.lexilogos.com/citations.htm) vous propose de nombreux liens menant à des sites Internet de proverbes et citations, anciens et nouveaux, de tous les pays du monde. Car le proverbe a également la propriété de refléter les us et coutumes du pays de son auteur, qu’il soit Chinois, Arabe ou Français. 

 

Au Québec aussi, nous avons nos proverbes bien à nous. On n’a qu’à penser à « Grand parleur, petit faiseur » ou à « Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage » ou encore « Faute de pain, on mange de la galette ». Un ouvrage à se procurer pour qui veut en savoir plus est Le dictionnaire des proverbes québécois de Pierre DesRuisseaux, aux éditions Typo et réédité en 1997.

 

En ce moment même, des gens créent ou réinventent des proverbes qui collent à leur réalité du XXIe siècle. Ils ne passeront pas tous à l’Histoire, mais je gagerais sur celui-ci : « Qui domine l’information, domine le monde. »

(www.journaldunet.com). Car notre siècle est marqué par la mondialisation et Internet. Qui dit mieux?

 

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8 mars 2010

 

La féminisation des titres et des textes : reflet de notre société

 

Aujourd’hui 8 mars, journée de la femme.  Cela m’a inspiré le sujet de la féminisation des titres et des textes.

 

C’est vers les années 1970 que le mouvement féministe au Québec a revendiqué le droit de donner aux femmes des titres de fonction au féminin. Auparavant, peu de femmes travaillaient hors du foyer, mais la présence de plus en plus grande des femmes dans tous les domaines, incluant les postes non traditionnels ou de pouvoir, a mené à la féminisation des titres.

 

En juillet 1979, La Gazette du Québec publie un avis de recommandation de l’Office de la langue française (OLF) quant à la féminisation des titres, en respect avec la morphologie française : les métiers se terminant en –eur deviennent –euse, ceux en ­–teur se déclinant en –trice.  Les titres à la finale en –e, comme ministre et dentiste, se sont féminisés par l’utilisation de l’article la ou une. Dans d’autres cas, l’apposition du mot femme devant le titre au masculin est suggérée. Ainsi, on écrira une femme docteur, une femme ingénieur.

 

Le masculin l’emporte-t-il toujours sur le féminin? Suivant le mouvement de revendication des femmes qui ne désiraient plus « être invisibles », la féminisation des textes est apparue aussi dans les pays francophones, comme la France, la Suisse et la Belgique. Un exemple d’écriture féminisée : les employés et les employées sont tenus de voter. Pour éviter ces tournures de phrase, des graphies tronquées ont été créées selon l’inspiration du rédacteur : les employés(es), les employéEs, les employé/e/s ou les employé-e-s. Il en est résulté plus de lourdeur, car il faut aussi accorder l’adjectif et le participe, pour ne nommer que les cas fréquents. Ex. : Les employé(es) syndiqué(es) ont voté hier.

 

Comment alléger le texte alors? En se tournant vers les termes épicènes. Au lieu de les employés et les employées par exemple, l’OLF conseille d’écrire le personnel. Les clients et les clientes sont la clientèle, les candidats et les candidates deviennent les candidatures, et ainsi de suite. Cette forme d’écriture, plus neutre, qui englobe les genres masculin et féminin, facilite grandement la lecture. Mais on est en droit de se demander si les femmes sont « visibles » dans cette façon de faire.

 

Sachez toutefois qu’à ce jour la féminisation des textes n’est pas obligatoire, même si c’est la forme que privilégient les organismes et ministères. Elle revient à l’auteur ou l’auteure de décider de la place qu’il ou qu’elle veut donner à la femme dans ses écrits. Sur ce, bonne journée de la femme!

 

 

 

 

 

 

 

 

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